07.05.2009

About as subtle as an earthquake...

...I know, my mistakes were made for you...

Un an que je n'avais pas blogué. Même pas regardé les statistiques, les éventuels commentaires, que dalle. Je me souvenue de mon mot de passe et de mon identifiant du premier coup, je suis fortiche.

And it's as solid as a rock rolling down the hill, the fact is that it will probably hit something on the hazardeous terrain...

Je serai incapable d'expliquer à quoi ça me sert d'écrire ici. Une fois, j'avais écrit sur word parce que c'était beaucoup trop personnel, ça m'a mis les choses au clair avec moi-même. Solution certes moins ostentatoire, mais ça prend de la mémoire, et quand on y réfléchit, ça fait comme si ça comptait vraiment que de le garder pour ça. Alors qu'au final, maintenant pas tellement.

We were just following the flock around and in between, before we smashed to smithereens like they were...

Comme je pars pour 10 semaines à Toronto, je ne reviendrai pas ici prochainement. Tant pis.

 

Cet après-midi, j'ai atteri je ne sais comment aux Tuileries. Le soleil accompagnait tout le monde aujourd'hui, ça faisait longtemps qu'on avait pas senti cette chaleur sur la peau, tour à tour agaçante, agréable, gênante, bronzante... ah. Je me suis assise sur un banc au soleil, j'ai lu. Le meilleur banc de tout le parc: exposé au soleil, en face d'une pelouse, là où il n'y a pas trop de passage. Je relevais quelques fois ma tête affublée d'une sordide paire de Wayfarer bicolore rouge [oui j'ai craqué, même si elles ne vont à personnes, ces lunettes ont du sytle, point barrre.], j'observais les gens autour de moi: pour la plupart des touristes, quelques collégiens insouciants, des jeunes mamans et leurs bambins, ... Un vieux monsieur est venu me parler. Il se sentait seul. On a un peu discuté, j'étais plutôt gênée, même si ça m'a toujours fait fantasmer les discussions spontanées avec de parfaits inconnus (en dehors des bars, bien entendu). Le fait est qu'il était vieux, et qu'il était dalleux, ouais, il a insisté pour que je lui donne mon numéro, que je reste avec lui "pour discuter" jusque 20h, que je le raccompagne jusqu'au metro, faut pas pousser non plus.

Ce jardin me rappelle un matin brumeux, je ne sais plus de quel mois il s'agissait... dans les alentours de Pâques il me semble, mais je ne suis pas sûre. Une balade, le Louvre, tout Paris, des sourires timides, puis sincères.

*

Je déteste les esprits grégaires. Ceux qui se sentent rassurés qu'en présence d'un groupe. Ceux qui en font un concept supérieur. Ne fais pas ci, ne fais pas ça, ça va troubler l'ordre du Groupe. Ceux qui s'y abandonnent, ceux qui en font une croyance absolue. Ceux qui pardonnent trop facilement et s'accomodent de l'hypocrisie, qui est en fait le ciment de tout groupe formé. Oh oh oh. Mauviettes.

*

Innocence and arrogance entwined, in the filthiest of mind.


08.07.2008

I know it's a wonderful world, but I can't feel it right now

I thought I was doing well, but I just want to cry now.. (...)

Ce qu'il y a de bien avec cette chanson, c'est qu'il a l'air quand même plein de vie, le monsieur.

Les vacances, c'est bien. Les vacances hypothétiques, c'est moins bien. Et quand on apprend que ces vacances hypothétiques étaient en fait des vraies vacances, c'est pénible. Et en plus, il pleut.

Je passe encore par une phase où je me demande bien ce que je vais devenir plus tard, si ça me correspond, et je me demande même plus si je pourrai vivre, mais si je pourrai survivre, tout simplement. C'est effrayant, et absolument personne ne peut m'aider. Je me sens affreusement seule face à ces choix. Je n'arrive plus à dormir depuis 4 jours, je fixe mon velux, je ferme les yeux, change de position, serre successivement Kiwi, Vissipoey et Kakou, rouvre les yeux, me gratte pieds, fixe mon velux, ...

Je me suis remise à la guitare, ma soeur chante aussi faux que moi, c'est pratique. Il faudrait que je fasse changer les cordes (elles sont légèrement rouillées), elles me font toujours autant souffrir, mais quand j'arrive à la fin du morceau, je ressens toujours une sensation de petit bonheur qui va de mes doigts jusqu'aux cheveux. Mes jambres, croisées en tailleurs sous l'instrument, sont trop concentrées sur la musique. Et oui.

 

01.05.2008

The way it is

J'ai redécouvert récemment que, autant physiquement que moralement, je suis faible. J'ai toujours essayé de m'ignorer, d'aller à contre courant, de faire semblant d'être aussi solide que des rails nets et luisants, et quand ça allait mal, je regardais les autres et leur inventais des vies. 

Il y a cette sensation bizarre au dessus de la poitrine, je crois qu'on dit que c'est le coeur qui se serre, mais j'ai plus l'impression que c'est comme si tout d'un coup, tout se vidait, et que cette vacuité soudaine criait et me riait au nez. Alors j'ai envie d'y plonger ma main, histoire de meubler cet espace, mais ce n'est pas possible, et finalement, y'a ces putains de larmes qui viennent dans mes yeux, sans que j'ai rien demandé.